"REGARDS" 2011-2012

par CUNIN JOEL  -  1 Février 2012, 17:50  -  #PEINTURES

Avant-propos

Lors de la découverte de « la photographie », avancée technologique qui allait donner aux peintres l'occasion de quitter une forme de représentation réaliste du portrait et de la scène de genre et d'histoire, certains d'entre eux quittèrent les ateliers et se dirigèrent vers le paysage peint sur le vif. Ils furent plus tard nommés « Impressionnistes ».

Face à ce nouvel outil pictural, ils surent faire preuve de grande audace et de modernité en osant changer les codes d'écriture et de perception propres à la peinture de l'époque.

Cette démarche peut également être lue comme un retour spirituel à la nature, en plein essor de l'ère industrielle, période qui inaugurait des temps de profonds changements dans les rapports entre l'Homme et son environnement.

Malheureusement, plus d'un siècle plus tard, la profondeur de leur message est totalement oubliée. La grande majorité de la peinture contemporaine de salon se trouve depuis une quinzaine d'années dominée par une approche picturale qui se veut la plus proche possible de la représentation photographique.

Cette démarche, que l'on pourrait qualifier de pompiérisme, n'est qu'une aseptisation de la peinture au profit d'une culture de l'image, propre à l'idéologie mondialiste.

Les impressionnistes l'avaient bien compris : la peinture et la photographie n'ont pas à œuvrer sur le même terrain. Elles peuvent tout au plus se croiser et s’interroger l’une l’autre sur des apports réciproques tels que le cadrage, la lumière, etc.

Cette série « Regards » se veut un hommage à ces peintres, continuité dans l'essence de leur démarche. Braque, Picasso et Delaunay, entre autres, ont trouvé en Cézanne matière à faire évoluer leur peinture. Celui-ci avait réinscrit la peinture occidentale dans des racines telles que la sculpture romane et la peinture du Quattrocento, ouvrant ainsi la voie à la peinture moderne.

Certains portraits, s'inspirant de ce peintre, sont un dialogue dans le temps, mais également entre les deux sujets que sont le paysage et le visage, entre la peinture en progression et le peintre, dialogue qui, à travers le pinceau, laisse une trace et révèle, à partir de l'inconnu, du connu.

Joël Cunin

Cette voie paradoxale des similitudes dissemblables proposée par Denys l’Aréopagite). « Figures qui ne valent pas pour ce qu'elles représentent visiblement, mais pour ce qu'elles montrent visuellement, au-delà de leur aspect, comme indices du mystère »

Didi-Huberman, Fra Angélico, Dissemblances et Figuration




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