ALLÉGORIE DE LA PEINTURE

par CUNIN JOEL  -  27 Août 2014, 18:22  -  #ANALYSE D'UNE TOILE

La peinture objet, est un espace défini par un contour, ouvrant à un espace intérieur, dans lequel se tient l'élément peinture. Cet élément peinture peut-être vu comme un prolongement de la fenêtre qui s'ouvre à notre regard lorsque nous contemplons une œuvre. Si le prolongement devient multiple, une mise en abîme de notre regard et de notre pensée peut-alors s'opérer.Je me suis amusé, à jouer avec cette notion de mise en abîme de la peinture en tant que fenêtre, qui tel le bourgeon lorsqu'il éclot, nous laisse à découvrir d'autres natures et dimensions de ce qu'il est .Dans cette toile, le premier lieu mis en scène est un intérieur, qui peut se référer à l'atelier. Mais vite, un paysage dans l'encadrement du mur peut nous en faire sortir. Le mur, lui n'est que peinture pure, l'on pourrait presque y découvrir des personnages d'un carnaval de James Ensor. Le miroir derrière le fauteuil offre un autre espace, il est aussi le symbole lié au mythe de Narcisse et de la beauté. Beauté, principe inhérent à l'art dans de nombreuses civilisations. La femme enceinte s'y reflétant, nous engage à aller au-delà du visible, au-delà de l'apparence, vers la vie qu'elle porte en elle et qui est encore à naître, un autre devenir ! Une anfractuosité dans le mur gauche renvoi à nos peurs, à l'inconnu. Un personnage se dessine très discrètement dans le fauteuil rouge, il tient une palette et une brosse. Couvert d'une coiffe-béret propre à Rembrandt, c'est un hommage aux Maîtres, tout comme la silhouette qui s'avance de la gauche, extraite d'une fresque de Sandro Botticelli. Le sol, de carreaux peints, s'ouvre aux planètes, à l'univers. Reliant la création artistique à d'autres sciences et au mystère de la création. De plus,  il donne une impression de déséquilibre, d'instabilité. Sentiments propres à l'artiste pour qui le doute doit toujours être présent. Le chevalet, d'un bois inscrit au sol, s'élève tel la croix afin de spiritualiser et transcender le monde physique.   Peinture dans la peinture, dans laquelle tout les grands thèmes sont présents, du paysage, à la nature morte, en passant par le personnage dans une composition en perspective et l'autoportrait, qui de son aspect effacé, pose le statut de l'artiste en regard de son œuvre.  Lequel des deux doit prédominer ?

La peinture objet, est un espace défini par un contour, ouvrant à un espace intérieur, dans lequel se tient l'élément peinture. Cet élément peinture peut-être vu comme un prolongement de la fenêtre qui s'ouvre à notre regard lorsque nous contemplons une œuvre. Si le prolongement devient multiple, une mise en abîme de notre regard et de notre pensée peut-alors s'opérer.Je me suis amusé, à jouer avec cette notion de mise en abîme de la peinture en tant que fenêtre, qui tel le bourgeon lorsqu'il éclot, nous laisse à découvrir d'autres natures et dimensions de ce qu'il est .Dans cette toile, le premier lieu mis en scène est un intérieur, qui peut se référer à l'atelier. Mais vite, un paysage dans l'encadrement du mur peut nous en faire sortir. Le mur, lui n'est que peinture pure, l'on pourrait presque y découvrir des personnages d'un carnaval de James Ensor. Le miroir derrière le fauteuil offre un autre espace, il est aussi le symbole lié au mythe de Narcisse et de la beauté. Beauté, principe inhérent à l'art dans de nombreuses civilisations. La femme enceinte s'y reflétant, nous engage à aller au-delà du visible, au-delà de l'apparence, vers la vie qu'elle porte en elle et qui est encore à naître, un autre devenir ! Une anfractuosité dans le mur gauche renvoi à nos peurs, à l'inconnu. Un personnage se dessine très discrètement dans le fauteuil rouge, il tient une palette et une brosse. Couvert d'une coiffe-béret propre à Rembrandt, c'est un hommage aux Maîtres, tout comme la silhouette qui s'avance de la gauche, extraite d'une fresque de Sandro Botticelli. Le sol, de carreaux peints, s'ouvre aux planètes, à l'univers. Reliant la création artistique à d'autres sciences et au mystère de la création. De plus, il donne une impression de déséquilibre, d'instabilité. Sentiments propres à l'artiste pour qui le doute doit toujours être présent. Le chevalet, d'un bois inscrit au sol, s'élève tel la croix afin de spiritualiser et transcender le monde physique. Peinture dans la peinture, dans laquelle tout les grands thèmes sont présents, du paysage, à la nature morte, en passant par le personnage dans une composition en perspective et l'autoportrait, qui de son aspect effacé, pose le statut de l'artiste en regard de son œuvre. Lequel des deux doit prédominer ?

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